Film L'esquive en Streaming

Abdelkrim, dit Krimo, quinze ans, vit dans une cité HLM de la banlieue parisienne. Il partage avec sa mère, employée dans un supermarché, et son père, en prison, un grand rêve fragile : partir sur un voilier au bout du monde.
En attendant, il traîne son ennui dans un quotidien banal de cité, en compagnie de son meilleur ami, Eric, et de leur bande de copains. C'est le printemps et Krimo tombe sous le charme de sa copine de classe Lydia, une pipelette vive et malicieuse...

Je ne comprends vraiment pas ce déluge de critiques élogieuses, alors je vais apporter mon petit bémol. OK c'est pas mal mais de là à le porter aux nues, il n'y a vraiment pas de quoi. C'est vrai, on peut trouver que les acteurs jouent bien, que le thème est original et sort des sentiers battus, mais c'est plus intéressant d'un point de vue documentaire que d'un point de vue cinéma... Il y a tout de même quelques longueurs... Par ailleurs, je ne suis pas sûr que ce film fasse forcément avancer le schmilblick et que ceux – par exemple les habitants de Neuilly – qui voient les jeunes de banlieues comme des " animaux " changent forcément leur point de vue, même si c'est le but recherché par l'auteur. La richesse du langage, me dit-on ? Je n'ai pas trouvé de richesse particulière dans les " putain de ta race " et les " trucs de ouf " toutes les deux phrases. Audiart maniait l'argot avec beaucoup plus de finesse et de drôlerie, me semble-t-il. Alors bien sûr on va me traiter de rabat-joie, pour une fois qu'un film donne une image positive et sans clichés de la banlieue et patati et patata... Je trouve personnellement suspect tous ces éloges sur le film... Je trouve ça proche de la condescendance et je sais que la banlieue, c'est tendance (souvent pour ceux qui n'y vivent pas). Ce film est idyllique sans être idyllique, c'est-à-dire qu'il nous dit que l'amour peut aussi exister (eh oui !) dans les cités mais sans oublier que la vie y est empreinte de violence – morale autant que physique. Personnellement, j'aurais aimé que l'auteur creuse davantage son sujet au lieu de trop s'attendrir sur ses acteurs – ce que l'on peut concevoir. Cela donne un film que l'on peut voir, sans plus.

Un vrai navet! Il ne se passe rien, on s'ennuie à mourir. Et surtout on ne comprend pas un traitre mot de ce que dit Sara Forest: avaler ses mots à ce point là, c'est du jamais vu! Des César pour ce film: l'hallucination!

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